quand on ouvre les mains

 

haaaa les MAINS , il y a un bout de temps qu’il me trotte sous les doigts celui là. Au départ, il faisait parti de la liste pour ma copine Corine et son chemin de CarM (on dit jamais 2 sans 3 hein hihi) et puis il s’est révolté, il a voulu prendra l’air, il a voulu devenir indépendant, voler de ses propres ailes. Tu me pardonneras ma Coco, je t’en trouverais bien un autre va tu vas voir XD.

Il le dit si bien l’ami Jean-Jacques que j’aurais presque pas besoin d’écrire mais en fait non sinon ça serai pas drôle vous croyez pas?

ces derniers temps, je me penche plus souvent sur mes mains, car pour un petit « cousin », pour notre bébypoussin, on a recommencé à faire parler nos mains, on signe chez nous depuis le premier jour et depuis cet été on signe aussi pour ce petit gars et le fait que miniprincesse signe certains mots quasiment sans s’en rendre compte le fait sourire le p’ti gars, mais un sourire comment dire , un grand, un vrai, un immense sourire qui ouvre tout grand la porte de son cœur et nous invite à rentrer dans son monde de silence. Et ce sourire croyez moi, c’est bête hein mais il m’a presque fait pleurer de joie tellement c’était du bonheur brut, tellement c’était de la joie qu’il nous offrait. Puis il y a eu la confiance derrière ce sourire, la merveilleuse confiance qu’il avait tellement de mal à accorder avant qu’on le rejoigne. C’est ce sourire qui est à l’origine de ce billet, qui est à l’origine de ce « et mais en fait elles en font des merveilles ces mains » . Ce billet il est pour petitJean, pour mon petit frère aussi et pour tous ceux qui ont su lire à travers mes mains un peu d’amour, de partage et de joie.

Ah mes mains, elles en ont vu des petites mains, blotties dans les siennes, des petites mains confiantes abandonnées. Mais aujourd’hui ce sont celles de mes enfants qu’elles accompagnent, serrent tendrement.

Mes mains elles caressent, elles disent bonjour, au revoir, je t’aime (et bien d’autres choses).

Mes mains elles portent (beaucoup toujours) , elles dansent (sisi et parfois un ballet étrange au son de la musique du jéju de minipuce ).

Mes mains parfois elles se crispent, de froid, de colère, de tristesse.

Mes mains elles se rejoignent comme pour ensemble se tourner vers le ciel, vers celui qui veille sur nous.

Mes mains elles massent, un petit ventre tourmenté, un dos endoloris, elles glissent, surfent sur la douleur pour tenter de la faire disparaître.

Mes mains, lui remettent les cheveux en place, lui redisant tout l’amour simple qui est dans ce geste. Mes mains elles savourent ses merveilles gourmandes, elles se régalent souvent avant ma bouche.

Mes mains, elles frappent aussi, pour accompagner la cacophonie musical de ma puce, pour applaudir les petites victoires du quotidien.Elles frappent pour demander à ce qu’on lui ouvre la porte, doucement, discrètement l’air de rien.

Mes mains elles se pares des deux signes de ce beau jour de Juillet, ce OUI promis. Que ce soit mon alliance ou ma bague de fiançailles , elles sont bien là toutes les deux pour me redire combien lorsqu’il n’est pas à côté de moi, mon mari est là dans mon cœur, sur moi, avec moi. Elles sont le pont qui nous relis dans nos distances, elles sont le symbole de ce qui nous unis et ce pourquoi on se donne du mal chaque jour qui passe pour cultiver et entretenir cet amour. Elles viennent réveiller mes mains parfois trop simple et rappeler à mes yeux ce que parfois on oublierai trop vite.

Mes mains, elles sont pleins de cicatrices, petits ou grands bobo, signe d’une activité passé, ardente pour les travaux manuels (et souvenirs des camps aussi qui les ont bien fait vivre aussi ^-^) . Mes mains, elles essayent de faire la paix quand parfois elles voudraient faire la guerre. Parfois elles se glissent encore dans mes poches pour chercher un peu de chaleur.

Mes mains pianotent un peu plus sur le clavier, là où parfois la parole ne suffit pas. Mes mains écrivent du beau, du moins beau mais toujours comme un prolongement de mon cœur.

Mes mains se tendent vers l’autre, vers l’infini d’un cœur blessé. Elles se tendent débordantes d’amour comme une promesse de jours meilleurs.

Mes mains s’arrêtent parfois dépourvu de toutes émotions ou justement à cause d’un trop plein d’émotions. Elles sont dépassées, n’osent pas, se taisent (boudent aussi parfois).

Mes mains elles sont parfois fragiles, elles se laissent aller abandonnées, ouvertes là comme ça sans plus rien pouvoir faire que ce je t’aime silencieux, que ce « vas y toi fait quelque chose parce que moi je peux plus » Ce regard tourné vers le ciel, vers celui qui peut tout.

A force de signer de nouveau, à force de refaire attention à ce que je peux faire passer par ma stature, mon regard, mes mains, je mesure à quel point je devrais me réjouir de ne pas avoir que ma voix pour m’exprimer, redonner un sens profond à cette communication (non verbale) qui finalement est presque la plus directement lié au cœur. Et c’est pas petit Jean qui me dira le contraire.

 

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